S'envoler est un art

Daedalum

mercredi 11 janvier 2006

Le meilleur pilote du monde

Le meilleur pilote du monde s'appelle Tilly. Il n'a pas de diplome, il n'a abbatu personne, il n'a battu aucun record. Eventuellement Tilly est cineaste amateur.

Let me introduce to you... Tilly :



Le site de la chaîne Animal Planet, sous-chaine de Discovery Channel, propose en ligne des videos réalisées grâce d'une part à Tilly, un Aigle royal, et d'aure part à des micro-caméras embarquées. Résultat : des images comme on en a rarement, voire jamais vu.

Admirez la façon dont Tilly modifie en permanence la géométrie de ses ailes et de sa queue pour maîtriser sa trajectoire et sa vitesse. Admirez la sensibilité des plumes à la moindre modification de l'écoulement. Regardez comme elles frémissent lorsqu'un décollement apparait. Etonnez vous de la façon dont la tête de l'aigle semble complétement découplée de son corps, tant l'un d'une stabilité à tout épreuve contraste avec l'autre qui bouge en permanence.

Voilà ce dont nous avons tous à nous inspirer, voilà l'objectif. Un corps unique, qui est sert à la fois à la portance, à la propulsion, au contrôle du vol, à la mesure des paramètres air, à la stabilisation des capteurs optiques et j'en passe. Bien sûr le reportage fait référence au Wright Flyer dont le gauchissement était assuré par déformation de l'aile, après observation des oiseaux par les deux frangins, et également aux essais Active Aeroelastic Wing de la NASA sur F/A-18A modifié .

Bravo pour ce reportage étonnant, partant finalement d'une idée très simple.

PS : merci à Diabolo8 de FoxAlpha pour m'avoir fait connaître ce lien

dimanche 8 janvier 2006

Oh le beau cormoran

16h29, 11 décembre 2005. Le Soleil se couche sur Conflans et beigne la Seine d'une douce lumière orangée. Toutefois, il ne fait pas très chaud. Quelle importance me direz-vous ? Et bien c'est juste que de photographier avec des moufles n'est pas ce qui se fait de plus pratique.
Poster sur le pont au-dessus de la Seine, le Soleil dans le dos, je guête le cormoran. Je sais qu'une colonie crèche dans les parages et que souvent ils passent et rapacent au-dessus de ce pont. Attente. Froid. Claquement de dents. Claquement d'ailes. Le voila.
Il se présente face à moi. Sa silhouette me rappelle les espèces de bombardiers-oiseaux de Gerald Scarfe dans le film "The Wall"



Je réveil l'EOS, je pointe, mise au point, il bifurque un peu sur ma gauche, je le suis, le soleil l'éclaire par en-dessous - Parfait. Sans ça, les cormorans, corbeaux et autres oiseaux noirs, sur un beau ciel bleu, et bien c'est noir, tout noir, une ombre chinoise. Là c'est plein de reflets, plein de nuances. La rafale part.
Je me jette sur le petit écran. C'est dans le cadre, c'est pas trop flou, peut être une bonne surprise à la maison. Bingo !