S'envoler est un art

Daedalum

lundi 29 octobre 2007

Les nouveaux pionniers - ter

Petite mise à jour pour signaler une chouette vidéo-interview des vols d'Yves Rossy réalisée en mars dernier en Espagne avec quatre réacteurs sous les ailes, sur le site du tonton :

http://www.pionnair-ge.com/spip1/spip.php?breve48



dimanche 21 octobre 2007

Les nouveaux pionniers - bis

Pour rebondir sur le commentaire de Kant, c'est vrai que je ne peux pas faire l'impasse dans ces colonnes sur un autre pionnier, avec un bon accent suisse comme on l'aime : Yves Rossy. Nouveau pionnier, pas tout à fait, ses premiers exploits remontant à plus de 15 ans. D'abord pilote de Mirage, puis d'avion de lignes chez Swissair puis Swiss, c'est un sportif de haut niveau et un grand promoteur de toutes les formes de vol. Il le prouva dès 1991 en réalisant un tour de Suisse en 1 journée en enchainant 25 moyens de transport différents. Parachutiste, il contribua à développer les techniques de skysurf, en s'amusant à surfer sur des maquettes de Mirage 3, ou à tangenter le jet d'eau de Genève avec son surf sous voile.


(c) Photo Pionnair


Bref, des heures de vols, il en a au compteur, et par toutes les manières imaginables. Et même plus. Car non content d'avoir épuisé le stock de modes de locomotion aériens, il a imaginé une nouvelle façon de voler. Au départ les parachutistes tombaient à la verticale. Puis avec le skysurf, ils ont commencé à pouvoir "avancer". Puis les wingsuits sont arrivées, avec le résultat qu'on connait. Mais quelque chose ennuyait Yves Rossy : peu importe la manière, les parachutistes partaient toujours d'en haut et finissaient toujours en bas. Alors il a imaginé qu'en se collant une paire d'ailes rigides dans le dos, il pourrait voler mieux qu'avec une wingsuit, et qu'en plaçant des petits réacteurs sur cette aile, alors il ne serait plus tributaire de la gravité et qu'il pourrait aussi bien monter que descendre, tourner à droite qu'à gauche, bref, réellement évoluer dans la 3e dimension sans contrainte, presque sans artifice. Il pourrait ainsi devenir le premier véritable homme "volant".

Il s'est attelé à ce défi, a su convaincre les bonnes personnes, s'est remonté les manches et a construit lui-même son aile. Et à pas loin de 50 ans maintenant, il a réalisé le rêve de beaucoup. Et pour ne rien gâcher, il se paye le luxe de faire ça au-dessus des superbes Alpes suisses...



C'est ainsi qu'il a gagné le surnom de JetMan, dont vous avez sans doute entendu parler au 20h en France ou bien sûr dans sa Suisse natale. Après des Geiger, des Nicollier, des Piccard, la Suisse prouve encore qu'elle est toujours bien présente dans le "Hall of Fame" de l'aviation. Et comme ses compatriotes, un bon accent, très humble, du bon sens paysan, les pieds sur terre mais les yeux vers le ciel.

L'actualité me rattrape, puisque Yves Rossy est sensé réaliser un vol de démonstration devant les médias sur le Salève dans les jours qui viennent. Bon vent à lui.



Je vous invite à visiter son site site officiel, FusionMan pour voir les vidéos de ses exploits passés (onglet "Performances") ainsi qu'à lire sa biographie sur Pionnair, Le site des pionniers de l’aéronautique à Genève.



mercredi 17 octobre 2007

Les nouveaux pionniers

En fait je me suis trompé. Il y a plein de gars qui continuent à prendre leur pied en inventant des nouvelles façons de voler. Mais ils ne sont pas là où on les attendait. Comme d'habitude on pense qu'ils sont fous, inconscients voire suicidaires. Exactement ce qu'on pensait des premiers aviateurs au début du siècle quand ils mettaient leur vie "en danger" à essayer de piloter les bouts de bois et toile qu'on appelait aéroplane. 100 ans plus tard, il s'agit encore de toile, mais il n'y a plus de bois, et pas de moteur. Et pourtant, ça vole !

A l'instar de certains petits écureuils ou autre lézard, les base jumpers ont commencé par retarder leur chute à maitriser la troisième dimension grâce aux membranes qu'ils se sont fait "pousser" entre les membres.

Il y a quelques années ils se contentaient de vol en ligne droite depuis le bord de la falaise. Désormais ils s'amusent à longer la pente en se permettant un petit salto en chemin. C'est ce qu'on appelle le progrès ! Bluffant.





dimanche 14 octobre 2007

Il y a 60 ans

Le 14 Octobre 1947, Chuck Yeager passait pour la première fois le mur du son au dessus de Muroc Dry Lake, aux commandes du Bell XS-1 baptisé Galmourous Glennis.



Là aussi, comme pour la conquête spatiale, on constate un engouement féroce les 20 premières années. Mach 2 est passé en 1953 sur Douglas Skyrocket, Mach 3 en 1956 sur Bell X-2, le X-15 s'octroyant Mach 4, 5 et 6 au cours de l'année 1961. On notera aussi le premier avion ops Mach 1 en palier en 1954 avec le F-100, le premier Mach 2 en 1958 avec le F-104, et enfin le premier Mach 3 avec le A-12 en 1963, qui restera l'avion le plus rapide du monde jusqu'à son retrait. En parallèle, le Concorde passe Mach 1 en 1969, et restera lui aussi l'avion civil le plus rapide du monde, jusqu'à son retrait.

Et aujourd'hui ou en sommes nous ? En retrait. L'avion militaire le plus rapide est le bien vieux MiG-25, et les plus modernes doivent plafonner à Mach 2.2. L'avion civil le plus rapide doit être un bizjet qui tangente les Mach 0.95, talonné de prêt par ce vénérable 747 qui reste un des plus rapides - mais subsonique.

Ces 60 ans nous ont aussi appris que la vitesse était une chose, mais pas suffisante en soi si on ne sait pas manœuvrer. Côté civil, il a été dit qu'on ne pouvait pas être supersonique et rentable à la fois, du moins étant donné les technologies actuelles. Alors on en revient à des terrains connus, sur lesquels on peut devenir plus manœuvrant ou plus rentable, et c'est bien ce qui se passe.

Je garde toutefois une pensée pour tous ceux qui ont poussé le machmètre à chaque fois un peu plus loin entre 1947 et la quinzaine d'années qui suivirent, car même si aujourd'hui on en est plus là, grâce à eux nous avons appris beaucoup de choses, et en particulier comment faire revenir une Navette Spatiale sur Terre. Et surtout, ils ont permis, pendant quelques années, de faire certaines choses qui sont désormais impossibles : Charles de Gaulle - JFK en trois heures, ou Los Angeles - Washington en 1h.

Le mois d'octobre, toujours une bonne occasion de relire ou de se repasser l'Etoffe des Héros...



samedi 13 octobre 2007

Monde de merde

Pourquoi on ne peut pas blairer les Anglais ? A cause de leur airs maniérés ? Parce qu'ils n'ont pas de goût ? Non, si on les aime pas, c'est juste parce qu'on a toujours été en concurrence, sans que l'un ne prenne jamais l'avantage sur l'autre, et que de fait une fois sur deux, ils font rien que de nous contrarier. Ca a commencé avec Jeanne d'Arc et ça continue encore ce soir !!! Vivement les 6 Nations qu'on répare ça !



Alors une petite blague pour retrouver le sourire et résumer tout ça :

Les Anglais sont nos amis...............

Un jour dans un train un Anglais un Français et une jolie Norvégienne sont dans le même compartiment. Ils roulent comme ça sans se parler depuis des heures. Quand un tunnel vient plonger le train dans l'obscurité la plus totale. On entend alors un bruit de bisou immédiatement suivi d'un bruit de baffe.

Quand le tunnel se termine que la lumière revient, le Français et la Norvégienne sont assis comme si de rien n'était et l'Anglais se tient la tête à deux mains, visiblement sonné.

L'Anglais se dit : "Le français a dû embrasser la Norvégienne , elle a cru que c'était moi et elle m'a collé un pain."
La Norvégienne pense : "L'anglais a dû vouloir m'embrasser mais il a loupé son coup et a embrassé le français qui n'a pas apprécié."
Le Français se dit : "Au prochain tunnel je refais le bruit du bisou pour coller une autre mandale à cet enculé d'Anglais."

vendredi 5 octobre 2007

Le Rêve Américain - Part XX - La Fin du Rêve

Et voilà. Après 22 jours dans ce pays, l'heure du retour dans notre vieille Europe est arrivée !! Triste ? Non. Satisfait. J'avais un programme bien chargé, et j'ai vu tout ce que je voulais voir, le plus souvent dans des conditions parfaites. Que demander de plus ?

Que retenir de ce voyage ? Quelques banalités d'abord. Les Etats-Unis, c'est grand, et rien n'est petit ou étroit. De la plus basique des places de parking, au paysage en passant par les camping cars ou les autoroutes, tout est grand. Et on s'y habitue très vite. Deuxième banalité : c'est beau. Mais ça je l'ai suffisamment dit ces derniers jours, je ne reviendrai pas là dessus. Ce qu'on retiendra aussi, c'est qu'on a beau se dire qu'on est très différent de cette culture américaine, quand on y est, on se rend compte combien elle est ancrée inconsciemment en nous. Ce qu'on y voit ou trouve peut nous étonner, mais ça ne nous surprend pas, parce qu'on l'a déjà vu un jour, au ciné, à la télé.

On retiendra aussi que les Américains sont pour le plupart des gens adorables, affables et serviables. Et très éduqués également. Peut être pas dans le sens de "cultivés", mais surtout dans le sens de "bien élevés".
On a souvent le stéréotype de l'américain comme un de ces rednecks, au volant de son pickup avec une casquette John Deere vissée sur le crâne, un autocollant "Stars & Stripes" sur la vitre arrière, se rendant au Burger King local pour se taper un Whopper, et c'est pas faux. Il y en a plein les rues. Mais neuf fois sur dix, le redneck en question sera un mec très poli, ne dépassant pas les limites de vitesses, etc. Il ne sait peut être pas placer Amsterdam sur la carte d'Europe, mais finalement combien de français sauraient placer - disons Oklahoma City ou Boise - sur la carte des USA ? Bref, un voyage plein de petites rencontres de gens très sympa et qui pour la plupart adorent Paris. "Paris ? Ohhh I love Paris, it's so gorgeous !". Par ailleurs, je n'étais pas venu pour la bouffe et j'ai bien fait, c'était le poste faible du budget. De fait j'ai pas mal tourné au burger, ce qui n'est un mal en fait puisque ce faisant, j'ai sans doute mangé plus de feuilles de salade que d'habitude.

Et si on devait citer quelques chiffres, plus de 7400km parcourus, sur un trajet qui m'aurait emmené successivement de Paris à Bruxelles, Zurich, Milan, Prague, Munich, Genève et retour à Paris. Plus de 500 heures de vacances, dont 105h assis au volant, soit une sur cinq. Rajouter à cela 180h de sommeil, quelques milliers de photos, 30L de Sprite, autant d'eau minérale, sept montages de tente et autant de démontage, une arrestation et aucun incident.

J'ai essayé de retranscrire toutes ces sensations au fil des jours sur ce blog, par la plume et l'image. J'espère que vous y aurez pris autant de plaisir à lire ces textes ou regardez ces photos que j'en ai eu à les mettre en ligne. Dès aujourd'hui, c'est déjà marrant de relire les premières étapes, qui me semblent déjà lointaine.

Cela étant dit, cela aura surtout été pour moi l'occasion de voir, visiter ou vivre toute une liste de choses qui s'étaient accumulés au cours des années, et qui pour certaines m'ont fait rêvé depuis si longtemps qu'elles ont sans doute fortement influé sur mon activité aujourd'hui. Ca peut sembler être des grands mots, mais pour autant c'est vrai. C'est en cela que ça a été plus qu'un voyage, un pèlerinage. Cela a donc été la concrétisation d'un rêve, mon rêve américain.





jeudi 4 octobre 2007

Le Rêve Américain - Part XIX - Back to San Francisco

Dernière journée aux US, qui s'annonce de prime abord comme une morne journée à attendre que mon avion décolle sur les coups de 19h. J'ai plus d'essence dans le réservoir parce que, comme un idiot, j'ai prépayé le plein du retour, du coup je dois la rendre vide. J'ai plus de sous non plus, parce que 1) les billets verts ne me serviront à rien en France 2) j'ai plus de sous du tout et sans doute que mon banquier m'attend de pied ferme à Roissy.

Je finis de préparer les valises, vide la voiture et me demande comment je vais occuper la journée. Il fait beau, et ça sera quand même bête de ne rien faire. En particulier des photos. Et il y a le Golden Gate que j'ai pas encore vu par beau temps... Bon ben on va bien s'occuper.

Pour commencer, puisque je suis à proximité de l'aéroport, et que celui-ci est réputé pour ces quatre pistes (2x2) qui se croisent au centre, je me dis que je vais aller spotter un peu pour voir ce qui vole dans le coin. Je trouve sur le net un conseil pour un bon point de vue, pas très loin de l'hotel, et hop c'est parti. Je mets tout dans la voiture et me dirige vers le point en question, quand - oh surprise - je vois un avion devant un hangar au loin qui me dit quelque chose, mais qui n'a rien à faire dans le coin : l'A380 ! Ca alors mais qu'est ce qu'il fout là celui ci ! Du coup, il y a pas mal de monde qui est venu spotter ! Je gare la voiture, prends le sac photo, et le temps de faire 200m, deuxième surprise, six avions bleus en formation avec fumigène qui remonte la piste : les Blue Angels !!!



Nan mais c'est quoi ce binze ? J'étais juste venu voir des 737 moi ! Bon, j'ai pas eu le temps de dégainé pour la formation, mais je fais les atterrissage, malheureusement un peu lointain. Je comprends mieux la foule. Il y a même NBC. Je discute avec un gars qui me dit qu'en fait, primo l'A380 est là pour des tests de compatibilité aéroportuaire, SIA devant desservir San Francisco avec ses A380 à terme. Pour le coup, un nouveau terminal a été construit, et il est inauguré en grande pompe aujourd'hui, avec le maire, Schwarzenegger et toutes les huiles. Les Blue Angels sont un peu là pour ça aussi, mais surtout pour ouvrir la Fleet Week qui débute samedi à San Francisco. C'est une semaine spéciale US Navy, avec défilé de bateaux dans la baie et tout le folklore.

Et bien, encore une fois, la chance est au rendez-vous. J'avais pas l'habitude, mais c'est assez agréable. Et le meilleur dans tout ça, c'est que j'ai même pas besoin de demander si je suis cocu. Il faut bien des avantages à être célibataire. Je fais encore quelques photos, mais ça caille. J'ai juste ce qu'il faut d'essence pour un aller-retour au nord de la ville, et si titine arrive en toussant au parking de l'aéroport, ça sera l'optimisation ultime. Si elle cale juste devant le parking, par contre, ça sera moins drôle.




Je prends la 101 vers le Nord, me remonte tous les quais (Embarcadero, Fisherman's Wharf) jusqu'au Presidio, et j'arrive à proximité du Golden Gate. Il fait beau, je vais pouvoir prendre ma revanche. WRRRRRRRRRROOOOAAARRRR. Hein, quoi, comment ? Quatre avions bleus qui me passent sur la tête ! Mince alors, mais ils vont faire leur démo là maintenant ??? Je me gare fissa, sors le matos, et me voilà face au Golden Gate et à la baie de San Francisco, saupoudrée de fumigène version Blue Angels. En fait ils font leur repérage pour les démos du week-end. Pas mal de passages au dessus du pont, mais pas facile de faire une photo avec un avion et le pont en fond. J'y arrive tant bien que mal, mais malheureusement pas de passage en radada sous le pont.






Je fais quelques photos du Golden Gate, mais finalement pas tant que ça, trop occupé à chasser le F-18. Ca dure une petite heure et la faim se fait sentir. Je prends le chemin du retour, en repassant par Alamo Park pour refaire la photo des Seven Sisters, mais avec le bon éclairage ce coup-ci. C'est quand même mieux.




Allez, ce coup-ci on rentre. Il doit me rester juste assez pour rejoindre l'aéroport. Je conduis pépère, mais c'est que dans cette ville, ça monte dur ! Et donc ça consomme un peu plus vite que prévu. Je sers un peu les fesses, roule bien sagement sur la highway, les yeux rivés sur la jauge et me revoici à l'aéroport. Je tue mes cinq derniers dollars pour un Big Mac et un Sprite (pas assez pour les frites) et c'est parti pour le dernier de 4600 miles de route, direction le rental car return. Je grille les dernières gouttes d'essence, mais mon fidèle destrier ne me lâche pas et arrive sans tousser au parking. Et là re-WRRRROOOOOOOAAAARRRRRR.

Encore ??!! En fait le parking est situé pile dans l'axe de la piste de décollage, et voilà encore deux F-18 qui passent vertical. Je rends la voiture avec le sourire du mec satisfait "bon-courage-les-gars-pour-l'emmener-à-la-pompe", vide la voiture et repart... direction l'entrée du parking pour me faire quelque décollages. Plus de F-18, mais Fat Albert - le C-130 qui leur sert d'avion de soutien - fait un tour de piste, avec un posé d'assaut à la clé. Un 777, un 747, et aller il est temps de ranger une bonne fois pour toute le matos.




Le monorail m'amène au terminal international. Je passe devant l'A380 entouré de toute une ribambelle de véhicules, et devant le 747 qui va me ramener à Londres. L'aérogare est quasi déserte, je n'ai jamais vu un aéroport aussi calme. J'en profite pour taper ces quelques mots avant d'enregistrer mes bagages et de monter dans l'avion...

Une journée morne ?? Nan, pas aujourd'hui !



mercredi 3 octobre 2007

Le Rêve Américain - Part XVIII - Castle AFB & Silicon Valley

Dernière étape du voyage aujourd'hui, ce soir je serai de retour à San Francisco, et il faudra refaire les valises. Mais ce soir, c'est dans longtemps, d'ici là il y a encore pas mal de choses à voir et à vivre.

Commençons par ce qui m'a fait venir dans le coin : le musée de Castle AFB, une ancienne base de B-52 du Strategic Air Command qui a fermé il y a une dizaine d'années. J'y arrive sur les coups de 10h30 et le soleil tape déjà dur. Le musée est majoritairement en plein air. La collection, encore une fois, est impressionnante. Etant donné la vocation "bombardement" de la base, la majorité de la collection est constituée de bombardiers. On trouve évidemment les classiques, B-17, B-24, B-25, B-29, B-47, B-52 (Quoi, je fais mon blasé ?) mais on trouve aussi quelques perles : B-18 Bolo, B-23, B-45 Tornado, Vulcain, EB-47 et clou du spectacle, un RB-36 Peacemaker (sic). On trouve aussi quelques chasseurs, dont toute la collection des Century fighters.










Ah oui, j'oubliais (mais ça devient banal aussi), un SR-71 à l'entrée du musée. Et de 8 en deux semaines !



Je reprends la route, qui longe la voie de chemin de fer, direction San Francisco Bay. Ayant un peu de temps devant moi, je décide d'en prendre un petit peu pour faire la photo que je loupe depuis trois semaines, et plus particulièrement depuis ma nuit à Mojave à côté du passage à niveau : photographier un train de marchandise. Trainspotting. En France, je ne ferai pas un mètre pour ça. Mais ici les trains, il faut voir qu'ils font deux kilomètres de long, et qu'ils sont tractés par au moins trois loco diesel énormes (américaines) en général de couleur jaune, et qui jouent de la corne à tue-tête (vous savez comme dans les films quand une voiture en poursuit une autre, et que la première passe à toute vitesse le passage à niveau et que la deuxième doit piller pour ne pas se prendre le train). Je m'arrête donc à un passage à niveau, en espérant ne pas devoir poireauter une plombe avant qu'un train arrive. Comme d'hab depuis le début des vacances, j'ai de la chance, et à peine sorti de la voiture, je vois trois grands phares au bout de la ligne droite. Voilà le convoi. Finalement ça roule assez vite. Je suis gâté, celui ci est tracté par six loco ! Je fais ma photo et remballe tout pour deux heures de route.



Je n'ai pas d'objectif très précis pour cette fin de journée. Je vais faire le tour de la baie en voyant ce que je trouve sur le chemin. En arrivant au sud de la baie, entre Palo Alto et San Jose, on passe au travers de la Silicon Valley. En arrivant à Mountain View, je passe inopinément devant un aéroport avec des bâtiments bizarre, genre hangar à dirigeable, et un truc qui ressemble à une soufflerie version XXL. Je fais 500m avant de tomber sur un panneau NASA Ames Research Center. Ceci explique cela. Ames est un des centres principaux de la NASA. On y trouve une soufflerie échelle 1 pour la partie aéronautique, et pour la partie spatiale, c'est ici qu'on été développées beaucoup de technologie pour les capsules spatiales, les sondes, les robots, les combinaisons etc. Je visite le Visitor Center vite fait et repars au pays du silicone, euuh, du silicium. Je décide de rendre visite à deux compagnies qui ont quelque part révolutionné notre façon de travailler. Apple, qui a développé l'ordinateur personnel tel qu'on le connait aujourd'hui, et Google, qui a permis de retrouver ses petits dans ce hangar géant qu'est internet.

Premier étape chez Google, à Mountain View à deux pas de NASA Ames. C'est un grand campus au sein duquel règne une ambiance étudiante. Un peu comme dans le coin des physiciens au CERN pour ceux qui connaissent. On trouve au centre des bâtiments un terrain de Beach Volley, une cafétéria géante (on peut voir tout ça en résolution métrique ici ), un jardin botanique. Grosse densité de matière grise, et ici tout le monde à son laptop sous le bras.



Je poursuis vers le Sud, direction Cupertino, à moins de 10km de Mountain View. Le siège d'Apple trône ici, entouré d'une route en boucle, joliment baptisée Infinite Loop, les informaticiens apprécieront. Rien de spécial ici, ci ce n'est le Retail Store, où on peut trouver évidemment tout les Mac et les Ipod, mais aussi tous les t-shirt, casquettes, mug et autres gadget marqué d'une pomme entamée. Mais pour ça comme pour les Mac, on paie cher le logo... J'en profite pour découvrir les derniers Ipod dont le Ipod Touch et j'ai envie de crier "Vite arrachez moi cette carte de crédit des mains !!" Ce truc est vraiment génial. J'en veux un pour Noël. Ils ont des génies de l'ergonomie dans cette boite. J'ai toujours pensé qu'on devrait faire plancher ces mecs sur le contenu d'un cockpit, je suis sûr qu'ils auraient plein de bonnes idées pour en faire un endroit plus pratique à vivre, et donc plus sûr.



Je passe au nouvel Imac, version 24 pouces. "Aaaahhhh, mais vite, dépêchez-vous, j'ai la MasterCard qui me brule les doigts". Oulala que c'est beau. Et l'écran, il a beau être brillant et pro-reflet, ça dépote ! Le bidule est connecté au net, alors je me dégonfle pas et tape l'adresse du blog. Et alors là surprise, je redécouvre complètement mes photos sur cette écran. Rien à voir avec les trucs sombrent qui sortent de l'écran de mon portable d'habitude. Le vendeur me voit faire, je lui explique que c'est mon blog et lui raconte mon voyage avec mes photos. Marrant de faire ça au sein même d'Apple.

Je laisse l'informatique ici, en ayant su rester maitre de ma MasterCard, et repars sur la route. Je décide de passer par une petite route qui escalade la sierra qui me sépare encore du Pacifique et qui rejoins finalement la Highway que j'avais quitté à Monterey. La route est magnifique et bien sinueuse comme je les aime. Surprise toutefois arrivé en haut : ça souffle fort, et la brume monte du Pacifique jusqu'en haut. La descente ce fait à moitié dans le brouillard. J'arrive enfin à Half Moon Bay. Ca tombe bien because it is a Half Moon Day. Dernier quartier si je ne m'abuse. Mais on ne voit même pas le soleil, alors la Lune... Je retrouve donc San Francisco comme je l'avais laissé : brumeuse, froide et venteuse. J'arrive enfin à l'hôtel et vide la voiture pour tout repackager car demain il faut reprendre l'avion !




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mardi 2 octobre 2007

Le Rêve Américain - Part XVII - Monterey & Hollister

Ce matin, reveillé par un réveil que je n'avais pas programmé. Je ne sais pas ce que c'était, mais il avait faim et était venu voir si par hasard il n'y avait pas un truc à se mettre sous la dent entre le toit et le double toit. Sans doute un écureuil ou truc comme ça. Mais finalement, à la bonne heure puisque le vrai réveil n'a sonné que cinq minutes plus tard.

Je plie le camp une dernière fois pour ses vacances. Neuf nuits sous la tente, et une seule pas géniale. Jamais chaud, jamais froid, jamais inconfortable, et jamais bruyant (aux ours près...). On peut pas en dire autant de tous les motels. Je quitte ma forêt de Sequoia sur les coups de 9h30 après avoir attendu que ma dernière cartouche de gaz veuille bien se vider. Je reprends la route côtière, et m'arrête quelques miles plus au Nord, au parc de Point Lobos. Un bout de côte sauvage aménagé avec des sentiers de randonnées. On y croise des pélicans, des cormorans, des otaries, des loutres (parait il), beaucoup de lézards, des goélands, et des vagues. Point Lobos, c'est la Pointe des Loups en espagnol. Parce qu'à l'époque, les gens du coin pensaient que les aboiements qu'on pouvait entendre au loin étaient poussés par des loups. Ce n'était en fait que la colonie d'otaries... On ne dirait pas comme ça, mais ça tapait fort sur les rochers. Je profite donc du soleil, cherche en vain une loutre, et reprends la route.





Je traverse d'abord Carmel, la ville de Clint Eastwood, et roule sous la limite parce qu'il parait que le sheriff local joue du 357 Magnum. J'arrive ensuite à Monterey et sa baie. Monterey est un tout petit San Francisco, avec ses allées en pente, son Fisherman's Wharf etc. Monterey est surtout réputé pour la richesse de sa faune océanique. Il faut dire qu'ici, sous la mer, il y a un canyon qui plonge très profond, et les courants font remonter de nombreuses bestioles à des profondeurs plus commodes.Je décide d'aller voir ça de mes propres yeux. Je prends un cours de plongée vite-fait, achète une boite étanche pour l'appareil photo et plouf à l'eau. Et on peut dire que la pêche a été bonne.



Meduse


J'en vois au fond qui lève un sourcil dépeignant une incrédulité certaine face à mes propos. On mettrait ma parole en doute ? J'en suis pas capable ? Humm, bon OK, c'est pas faux.

A Monterey, on trouve un superbe aquarium, qui a été fondé à la base par David Packard, de Hewlett-Packard. Il est très bien fait également et montre toute la faune - y compris l'avifaune - et la flore du littoral californien. On peut caresser les raies, toucher les mollusques locaux, voir ce qui se cache sous les wharfs, ce qui se passe dans les rochers balayés par les vagues (avec des vrais rochers et des vrais vagues), contempler toutes les sortes de méduses des parages, voir des loutres etc. Clou du spectacle, un énorme bassin sur lequel on a une vue panoramique, rempli de poissons énormes : thons, requins, poissons lunes etc. C'est vraiment impressionnant et je pourrais rester devant pendant des heures. Très bel aquarium, j'ai bien fait de prendre le temps d'y passer. Mais il n'y a toujours que 24h dans une journée et il me faut avancer, car je dors à 200km d'ici. Je reprends la route et quitte enfin la Highway, après 400km de côté pacifique, pour tirer dans les terres et retourner dans la vallée de San Joaquin.

Sur le chemin, je passe par Hollister. Hollister et son Air Attack Base, à savoir la base de Canadairs locaux. Je cherche l'aéroport pendant un bout de temps, et fini par demander mon chemin. Je trouve enfin ma route, et note sur le chemin une station essence pas cher avec car-wash. Bien noté, j'y reviendrai tout à l'heure après les photos. J'arrive enfin à Hollister AAB, quand je vois le Bronco et un Tracker qui virent en finale. Je presse le pas, dégaine le télé aussi vite que mes doigts maladroits le permettent, et quand enfin je suis prêt, le Bronco et déjà sur le taxiway et le Tracker pose ses roues, en complet contre-jour. J'enrage. Les avions viennent ravitailler. Je fais quelques photos, mais entre le contre-jour et les grillages, ça ne rend rien de bien. Les avions repartent, à trois ce coup-ci, vers l'Ouest. Bien, tant pis pour moi, je me fais la remarque que pour la première fois de ces vacances, j'ai pas eu de bol d'un point de vue photo.




Je fais demi-tour pour retrouver la station essence notée sur le chemin, ravitaille titine, la nettoie un coup parce qu'après 20j de ballade, elle accuse le coup. Elle est désormais toute propre, et je repars sur ma route, et repasse de fait devant l'aéroport. Et là que vois-je au-dessus des sierras ? Trois petits points noirs, le premier ayant les roues sorties. Nom de nom, je me ferrai pas avoir deux fois, je trouve vite fait un coin avec le soleil du bon côté ce coup-ci, sans grillage. Et là, revanche ! Le Bronco atterrit en premier, suivi des deux Trackers, par une belle lumière de fin journée ! Ca me remet le sourire et je me fais la remarque qu'encore aujourd'hui j'ai eu pas mal de chance niveau photo.




17h30, je repars vers l'Est avec le soleil dans le dos qui illumine la Sierra que je traverse, et c'est magnifique. Le relief est tout valloné, couvert d'une espèce d'herbe rase jaunâtre et de quelques arbres épars. je redescends sur la route de Merced dans la vallée de San Joaquin, véritable corne d'abondance de la Californie et de tout l'Ouest américain en fait. Une vaste plaine cultivée entre deux sierras, irriguée par un système de canaux géants, dont le California Aqueduct que je traverse, aussi large que la Seine.

Le soleil se couche sur ma gauche dans un dégradé qui va du rouge au bleu, avec la silhouette de la sierra qui se détache. Je traverse des grands champs et des marais. Et à cette heure là, c'est l'heure où les insectes se réveillent. Et en moins de dix minutes, mon pare-brise tout propre se recouvre d'une fine pellicule de purée de moustique. Un vrai carnage. J'entends les impacts des bestioles comme s'il pleuvait. Je suis partagé d'une part par le fait que mince, elle était toute propre, et d'autre part que c'est ma revanche sur toutes ces nuits insupportable ou un moustique venait bbbzzzzzzzzzzzzzzzer dans mon oreille.

J'arrive enfin à Turlock, en plein milieu des champs et des silos. Mais pourquoi suis-je là ? Parce qu'à deux pas d'ici, il y a Castle AFB et son musée que je visiterai demain, avant de retourner sur San Francisco. Eh oui, demain c'est la dernière étape et le retour à la case départ !


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lundi 1 octobre 2007

Le Rêve Américain - Part XVI - Pacific rim to Big Sur

Comme prévu, ce matin en ouvrant la tente, je tombe face à un océan de 10000km de large. Ca rend humble dès le réveil. Et je risque de le voir encore un bout temps aujourd'hui... Je ne perds pas de temps, remballe tout car encore une fois j'ai pas mal de route à faire, et pas de l'Interstate pour le coup. La roadmap de la journée, c'est de suivre la Highway n°1, qui relie L.A. à San Francisco en longeant la côté Pacifique. Les gens lui préfèrent largement la 101 ou l'I-5, beaucoup plus larges, directes et rapides. Tant mieux, ca fera moins de monde sur ma route.



Je quitte donc Malibu, laisse sur ma gauche un plage avec ses cahuttes de surveillance et ses pick-up jaunes marqués LIFEGUARD, mais la plage est déserte et les cahuttes aussi, pas de maillot rouge ni de bouées à l'horizon.



Je passe par des noms connus (ou pas) : Mulholland, Point Mugu et Santa Barbara. A Point Mugu, grande base de l'US Navy, je tombe sur le Missile Park. Nom charmant d'un petit bout de terrain en bout de piste où sont exposés tous les modèles de missiles qui ont été testés ici, en partant du Loon, copie made in USA du V-1 allemand au tout dernier AMRAAM en passant par l'ICBM Polaris. Histoire de rendre la chose plus 'humaine', un Phantom et un Tomcat encadrent le tout.




Je continue ma route qui m'emmène directement vers Vandenberg AFB, une des bases les plus grandes et les plus discrètes de l'US Air Force. Siège de l'US Space Command, la branche spatiale de l'USAF, et bordée à moitié par le Pacifique, il est très difficile de savoir ce qui s'y passe. On sait toutefois que c'est un site de lancement de fusées, que c'est un des sites de récupération de la Navette Spatiale en plus Cape Canaveral et Edwards AFB. Il y a ici quelque part une piste de près de 5000m de long qu'on ne verra... jamais ! L'USAF avait ici tout ce qu'il faut pour lancer discrètement la Navette, loin du Cape et des médias, pour lancer un satellite militaire. Ils ont laissé tombé la Navette, mais continuent à y utiliser des fusées Delta

Chemin faisant, je teste quelque chose qui devait m'arriver en faisant plus de 6000km de route dans le pays. Je roulais tranquillement à 80MPH sur une route soit disant limitée à 65MPH, avec personne pour m'embêter à ce sujet, quand je croise au détour d'un virage un groupe de quatre voitures de tourisme. L'une d'elle est noire... à capot blanc, avec une étoile sur la porte. Mince le sheriff ! A peine l'ai je croisé que je le vois dans le rétro se ranger sur le bas côté et faire... demi-tour ! Hum, c'est pas courant que les sheriffs se trompent de chemin, s'il fait demi-tour, c'est qu'il doit avoir une bonne raison, et j'ai bien peur que la raison soit moi ! Je me visse une auréole sur le crâne en réglant promptement le cruise sur 60MPH. Le sheriff grossit dans mon rétro, et se colle derrière moi. Pas de gyrophare, pas de mégaphone, je continue ma route comme si je n'avais rien remarqué pendant 500m. WOUUUHOOUP, un coup de sirène, un coup de cligno, et je me range bien sagement sur le bas côté. John Wayne descend de sa voiture, et vient à ma fenêtre. Il me sort un charabia à la patate chaude parmi lequel j'extrais "Eighty, radar, driving license" et surtout un air pas content. Je prends mon air de chien battu, et mon plus bel accent français pour lui sortir un "EEuuhh, saurry, aille ame frencheu, coulede iou spiiik slauli plize ?"

"Driving license sir !". Je lui tends le bout de papier rose, il regarde ça avec circonspection. Je sens à son expression que son envie de se lancer dans la paperasse est très faible. Espoir... Soudain, son talkie walkie crache un truc inaudible mais qui à l'air important. Il ajuste le volume, et écoute. Il se baisse à ma portière, me redonne mon papier rose, et me lance un "Speed limit is 65, do you understand ?? 65, be careful !!". et il repart à sa voiture au petit trot. Ouuufff, je sais pas à quel bandit ou catastrophe je dois une belle chandelle, mais me voilà reparti sur la route et sans avoir dû débourser le moindre dollar... Ouuffff !

J'arrive à Lompoc, ville attenante à Vandenberg, et pousse sur une petite route qui va plein Ouest jusqu'au Pacifique, en traversant littéralement toute la base (dont on ne voit rien). Et j'arrive ainsi à ... Surf Beach, jolie petite plage.... à deux pas des sites de lancement, dont on distingue le haut des structures derrières une colline. Comble du comble, cette plage, à 15km de toute habitation, est desservie par un arrêt de l'Amtrak ! Et cela parait normal à tout le monde. Paradoxe américain.



Je continue ensuite vers le nord, en longeant le Pacifique et ses superbes plages. Pas beaucoup de surfers aujourd'hui, mais plutôt des planches à voile et des kite-surf, normal vu le vent à décorner un Big Horn !




Et ce ne sont pas les seuls à en profiter. Je tombe sur un coin garni de pélicans, cormorans et autres oiseaux marins qui s'en donnent à coeur joie le long de la falaise. Je monte le téléobjectif et m'en donne à coeur joie aussi !







Un peu plus loin, c'est une colonie de phoques se dorent la pilule sur une plage.




J'arrive enfin sur la dernière partie de la route, entre San Simeon et mon étape du soir : Big Sur, à 40km au sud de Monterey. Cette dernière partie ressemble plus à une route européenne. Deux voies, sinueuse, qui monte et qui descend, sans visibilité, coincée d'un côté par l'océan et de l'autre par les montagnes. Et surtout, pas une âme qui vive sur 100 miles. Un coin encore complètement sauvage et protégé pour ça. C'est le genre de route que j'adore, même si ça aurait été plus marrant avec une boite mécanique. Bien plus intéressant que l'Interstate.



Je trace ma route, et arrive en fin d'après à Big Sur, petit coin de paradis au milieu d'une grande forêt de séquoïas. Je plante ma tente et tente ma chance pour aller photographier le coucher de soleil sur l'océan. Une léger voile de brume sur l'eau masque légèrement les derniers instants de la journée, mais pas assez pour cacher un spectacle unique et inédit pour ma part : le rayon vert !!!





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