S'envoler est un art

Daedalum

lundi 27 août 2007

Photo du soir

Bonsoir.

Fairford 2007, fin de journée, fin de meeting, les ballons s'envolent dans l'air calme et baigné de lumière...

dimanche 19 août 2007

Pitts

Il y a deux ans s'éteignait Curtis Pitts. 60 ans auparavant, ce Monsieur s'était mis en tête de dessiner un petit avion d'acrobatie, qui ne serait bon qu'à faire cela et pas grand chose d'autre, et pour pas cher. De manière à maximiser les performances sans être obliger d'utiliser des matériaux trop chers, il opta pour la formule du petit-biplan-surmotorisé. Le biplan avait l'énorme avantage d'avoir des ailes très courtes, sur lesquelles il est possible de mettre quatre ailerons et non deux, ce qui voulait dire que le petit bolide allait pouvoir tourner des tonneaux à une vitesse phénoménale. Inconvénient du biplan : la trainée énorme des deux ailes et surtout des haubans qui viennent rigidifier l'ensemble.

Pitts créa donc juste après guerre l'avion que l'on décrit encore aujourd'hui comme "l'avion de voltige" et auquel se comparent tous les autres. Les grands constructeurs d'avions sont caractérisés par le fait que leur dessin est toujours inspiré. Et Pitts fait partie de cette catégorie. Le concept qu'il a imaginé il y a 60 ans, s'il a forcément évolué depuis sur les machines de série, n'a pas pris une ride. Les formes caractéristiques du Pitts Special - Little Stinker pour les intimes - sont toujours aussi efficaces et reconnaissables. On peut toujours l'acheter, soit tout fait, soit en kit, soit simplement les liasses. Et cet avion à toujours un succès fou auprès des pilotes, même si au sol on ne voit rien devant et qu'il est difficile à poser. Et auprès des foules également : Pitts est passé dans le vocabulaire commun et désigne tout ces petits biplans multicolores aux trajectoires improbables.

La France compte encore un certain nombre de Pitts, dont deux sur le plateau de la Ferté-Alais. Un petit monoplace S1S et un biplace S2B, qui a pris l'air hier.







jeudi 9 août 2007

Oiseau noir

Engoulevent. Un oiseau sombre. Qui se fond dans son environnement. Furtif. Un tel oiseau existe. Ce n'est pas le plus beau, pas le plus agile. Mais il est tout à fait spécial.

Engoulevent. Pas très sexy comme nom, me direz vous. C'est bien mieux en anglais : Nighthawk. Pouvait-on trouver un nom plus approprié pour cette superbe machine qu'est le F-117 ? Un avion furtif, le premier à voir le service opérationnel, qui opère de nuit, seul, en toute discrétion.

Son heure de gloire : le 16 janvier 1991. Le monde se réveille sur des images de bombardement "chirurgicaux" de bunkers irakiens aux premières heures de l'opération Desert Storm. Les F-117, sortis de l'ombre quelques mois auparavant après déjà 7 ans de service, reçoivent le baptême du feu. Une promenade de santé. Les F-117, réputés indétectables, survolent l'Irak et sa capitale Bagdad en toute impunité, sans être inquiétés. Les ballets de traceuses que l'on peut voir en boucle sur CNN n'y peuvent rien. Les avions volent. Les bombes tombent.



Seize ans plus tard, et à l'aube de son retrait du service actif, un F-117 était présent au Royal International Air Tattoo de Fairford. L'occasion pour moi de voir cette drôle d'oiseau pour la première fois. Il n'est pas très beau. Il n'est pas très agile. Mais bon Dieu qu'il est spécial. Un condensé de science-fiction volante. On a beau le connaitre, l'avoir vu dans les livres, à la télé, on a toujours l'impression d'observer un OVNI. A voir.